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Culture

La tumba, la bachata et le merengue sont des styles musicaux originaires de la République dominicaine. Le carnaval en République Dominicaine a encore des caractères d'originalité.

Le baseball est un sport populaire. La République dominicaine fournit, devant le Japon, le plus grand nombre de joueurs étrangers au championnat professionnel de baseball de la Ligue majeure de Base-ball aux États-Unis.

Fête nationale : 27 février

La canne à sucre, avec la distallation du rhum, et le tabac font aussi partie de la culture dominicaine. Plus de 50% du tabac en République dominicaine est produit à Villa Gonzalez, petite commune d'environ 30 000 habitants (2002) située dans la Cibao, qui représente de ce fait la capitale du tabac dominicain.

De nombreux Dominicains sont descendants d'esclaves africains, ce qui est parfois vécu comme une honte. Les disparités de richesse sont très fortes et les blancs sont de loin les plus riches tandis que les noirs et les métis occupent généralement le bas de l'échelle sociale ; le racisme est donc économique et social. Difficile toutefois de trouver des Dominicains descendant exclusivement de colons ou d'esclaves, le métissage a été très important.

 

 


Histoire

Parvenu au pouvoir le 23 février 1930 suite à un coup d'État, le despote Rafael Leónidas Trujillo Molina régna sans partage jusqu'à son décès. Il changea le nom de la capitale du pays (Saint-Domingue) en Ciudad Trujillo, s'appropria au bénéfice de lui-même et sa famille la majeure partie des terres arables. Son régime fut marqué par la répression, l'usage de la torture et le meurtre politique. En 1937, il ordonna le massacre de 15.000 Haïtiens. Dès août 1960, l'Organisation des États américains (OEA) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre estimant qu'il était complice dans la tentative d'assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt. Le 3 août 1960, Joaquín Balaguer Ricardo, qui depuis 1935 avait été à divers titres au service du régime Trujillo, devint « président constitutionnel » fantoche au service de Trujillo. Au bénéfice de sa position au sein de l'appareil d'État, il réussit à prendre le pouvoir à la suite de l'assassinat le 30 mai 1961 de Trujillo (La Fiesta del chivo). Il fut néanmoins rapidement renversé.

La première élection libre depuis près de quarante ans porta au pouvoir Juan Bosch, chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD). Celui-ci fut à son tour renversé par un coup d'État militaire. Très rapidement la situation devint confuse, confusion qui se solda par une occupation en avril 1965 des forces armées des États-Unis. Cette confusion est usuellement mise en relation avec le fait que Bosch était perçu comme procastriste.

Balaguer remporta les élections de juin 1966 et fut, aux termes d'élections fortement influencées par la violence politique d'État au service d'une dictature, réélu en 1970 et en 1974.

En 1978 Silvestre Antonio Guzmán Fernández, candidat du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), fut élu. Il laissa la place en 1982 à Salvador Jorge Blanco, également membre du PRD.

Balaguer retrouva un pouvoir de moins en moins dictatorial suite à l'élection présidentielle de 1986, et fut réélu en 1990 et en 1994. Cette dernière élection aux résultats serrés fut, aux dires des observateurs internationaux, suffisamment entâchée d'irrégularités pour que seulement deux ans plus tard, la constitution soit modifiée et de nouvelles élections organisées.

Celles-ci conduisirent à l'élection du candidat du Parti de la libération domicaine (PLD ; centre-droit) Leonel Fernandez Reina, âgé de 43 ans.

En 2000 c'est le candidat PRD (membre de l'international socialiste) Hipólito Mejía Domínguez, opposé, d'une part, à Danilo Medina, candidat du PLD - Leonel Fernández ne pouvant se présenter pour un second mandat au vu de la constitution - et, d'autre part, à Balaguer, candidat du Parti réformiste social chrétien (PRSC ; conservateur), qui accéda au pouvoir. Balaguer, âgé de 93 ans, obtint plus de 24 % des voix et manqua de peu la possibilité de provoquer un deuxième tour.

Balaguer décéda le 14 juillet 2002, mettant ainsi fin à son implication dans une très longue transition vers la démocratie.

Hipólito Mejia, candidat après une modification de la constitution lui permettant de se présenter pour un second mandat, perd l’élection présidentielle de 2004 au profit de Leonel Fernández.

Aux élections législatives du 16 mai 2006, le PLD, parti de Leonel Fernández, obtient des électeurs dominicains une majorité au Sénat et à la Chambre des députés.

Leonel Fernández est réélu président de la République lors des élections du 16 mai 2008.

 

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Last modified: 05/23/09